Tunisie, un désir d’éthique

Philippe Caner, Président-Fondateur d’EthiCum a été invité es-qualité à intervenir dans l’une des 40 (!) tables-rondes organisées lors des premières « Rencontres tunisiennes » qui se sont déroulées à Tunis, les 20 et 21 mai 2011, lesquelles ont réunis plus de 300 participants dans le contexte de la période post-« Révolution » des mois de décembre-janvier dernier.

Cette table ronde avait pour intitulé : « La Responsabilité Sociétale des Entreprises, un outil de dimension internationale pour un management innovant » mais il s’est avéré très vite que les participants ont souhaité élargir le débat à la dimension éthique des entreprises (et de leurs chefs et cadres) chère à EthiCum.

En effet que ce soit au sein de ce colloque ou dans les rues de Tunis, les cerveaux bouillonnent, les besoins se révèlent, les désirs s’expriment qu’une nouvelle ère se dessine sur des bases éthiques, après ces décennies de gabegie et de corruption, tout en préservant les acquis qui ont fondé la Tunisie « d’avant ».

La Femme tunisienne est libre et le restera…

L’Ethique d’Aristote est fondée sur quatre « vertus » dont le peuple tunisien n’a pas manqué et dont les chefs d’entreprise tunisiens sont pétris :

Le « courage » : il en fallait pour descendre dans la rue et pour prendre le risque d’une récession qui est bien là,

La « justice » : elle est devenue plus que jamais « nécessaire », et elle se met en place,

La « tempérance » : le calme qui règne désormais même s’il est relatif tant les impatiences – légitimes – sont grandes, prouve que cette vertu existe, et

Le « bon jugement » dont on ne doute qu’il trouvera sa confirmation dans les élections programmées dans les prochains mois.

Les tunisiens en général et leurs entrepreneurs et cadres en particulier sont bien dans la concordance avec les vertus aristotéliciennes comme fondement de l’Ethique et l’intérêt marqué par les nombreuses personnes rencontrées pendant ces deux journées pour les activités d’EthiCum et les valeurs qu’elle porte, ne font que confirmer ce « désir d’éthique » qui au demeurant se formalisera sans doute par la création d’une Délégation Nationale EthiCum Tunisie dans un avenir proche.


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Ethique et système bancaire, le crédit en question….

Ce qu’on déteste avec le plus de raison, c est la pratique du prêt à intérêt, parce que le gain qu’on en retire provient de la monnaie elle-même et ne répond plus à la fin qui a présidé à sa création. Car la monnaie a été inventée pour l’échange, tandis que l’intérêt multiplie la quantité de monnaies elle-même [...]

Car les êtres engendrés ressemblent à leurs parents, et l’intérêt est une monnaie née d’une monnaie. Par conséquent, cette dernière façon de gagner de l’argent est de toutes, la plus contraire à la nature”

Nous proposons de réfléchir mercredi prochain dans la librairie Quartier Latin, à cette sentence d’Aristote (les Politiques) alors que la nouvelle Loi sur le “surendettement” vient d’être  publiée (2 avril 11) qui organise la relation de ces personnes en difficulté avec leur banque.

Concrètement, dès le 1er mai 2011, les banques devront maintenir le compte de dépôt sur lequel les revenus du surendetté sont versés pendant toute la phase d’instruction du dossier par les commissions de surendettement et pendant la durée de mise en œuvre du plan de surendettement ou des mesures permettant de traiter le problème.

Les banques devront aussi proposer à leurs clients un rendez-vous pour les informer et discuter des solutions proposées au plus tard 6 semaines après la décision de recevabilité du dossier de surendettement.

Comment s’organise le système bancaire mondial? Continuer la lecture

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EthiCafé: PEUT-ON TOUT EXPOSER?

Nous proposons à celles et ceux qui n’ont pu participer à l’ EthiCafé du 23 mars dernier, de prendre connaissance de l’intervention de Christian Depardieu, sur le thème de l’éthique et de l ‘art.

“Commençons par une banalité : tout est affaire de lieu et de circonstances. Peut-on rire de tout ?

Oui, selon le lieu, la personne qui vous y invite, les circonstances.

Un humoriste pourra, dans une salle privée, s’il le fait d’une manière habile, sortir les pires horreurs sur tel ou untel, rire d’un décès, d’une catastrophe, etc.

Or nous avons vu récemment que sur une radio de service public, cela pouvait poser quelques problèmes… (exclusion de Didier Porte et Stéphane Guillon de France Inter)

Pour les expositions d’art contemporain c’est un peu la même chose.

Rappelons un peu d’histoire de l’art :

Les notions de beau et d’esthétique n’ont cessé d’évoluer au fil des siècles.

C’est une question de fond qui touche à la définition philosophique de l’esthétique, à ce que l’on désigne, depuis le XVIIIème siècle, par le « beau » (Kant) et qui n’a cessé d’évoluer, de se confronter au développement de la science et maintenant des nouvelles technologies.

Les traditionnels beaux arts (peinture, sculpture, architecture, littérature, musique) selon la définition du XIX°, siècle ont subit de profondes mutations, toujours à l’œuvre de nos jours.

Ainsi, le regard que nous portons sur les œuvres d’art s’en est trouvé profondément changé.

Dans la deuxième partie du XXe siècle deux grands mouvements esthétiques se sont affrontés : l’un cherche à rompre avec l’illusion, à rendre manifeste le réel, dans toutes ses formes ; l’autre pense qu’il n’y a rien au-delà de l’image…

Ainsi, pendant tout le du vingtième siècle, l’art n’a cessé de dépasser ses limites. Continuer la lecture

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CRADLE TO CRADLE: Du berceau au berceau, un modèle d’éco-conception “éthique”

Un constat consternant: le recyclage n’avance guère par rapport à la société d’hyper-consommation qui propose toujours plus d’objets polluants, inutiles, éphémères. ..Alors que faire?

De nombreuses initiatives se sont développées mais manquent de visibilités. C’est le concept du « cradle to cradle », du berceau au berceau en anglais. Rendu public en 2002, ce mouvement milite pour tout réutiliser. Les produits sont donc soit biodégradables soit recyclables.

A l’origine de ce concept, on retrouve le chimiste Michael Braungart et l’architecte designer William McDonough qui imaginèrent et travaillèrent à une société sans déchets.
« Cradle to cradle » (du berceau au berceau), telle est la philosophie de ce principe où tout peut se recycler à l’infini.

Dans sa phase la plus poussée le déchet n’existe plus dans le Cradle to Cradle. Puisque les composants ont été conçus des le départ être réutilisés et servir à nouveau, les matériaux sont sources d’une croissance durable et continue.

EthiCum vous propose d’en savoir plus sur ce concept et surtout pour faire le point sur ce qui existe déjà et les voies pour atteindre cet objectif, au service des générations futures.

Retrouvons nous le 6 avril, à partir de 17H au Skema, Business school de Sophia Antipolis pour le forum” technologies Vertes, Oasis ou mirage”.

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Une autre voie pour la RSE…..

Pour une fois, des salariés hurlent…de joie! A l’annonce de la répartition des profits de leur entreprise, qui va leur permettre de toucher 9 semaines de salaire en bonus soit une augmentation de 18 %.

Objectivement comparé à des attributions encore pratiquées du « treizième mois » (4 semaines)  voir plus on pourrait s’étonner de cette joie mais c’est sans doute symptomatique du monde où nous vivons où une distribution de « dividendes » aux… salariés semble un extra-ordinaire tandis que nous sommes habitués à des distributions massives de dividendes aux actionnaires des grands groupes ou de bonus faramineux à des traders ou encore de stock-options à des managers de groupe bien installés alors qu’à l’origine les stocks options étaient une incitation (incentive) pour attirer des « cadres à haut potentiel » dans des entreprises naissantes (start-ups) dont l’avenir était aléatoire et qui n’étaient pas en mesure de les payer d’entrée à leur juste compétence réelle ou supposée.

Il faut remarquer qu’il ne s’agit pas d’une augmentation de salaire durable mais d’une prime ponctuelle, mais ne la minimisons pas pour autant.

Nous allons débattre du profit et de la RSE, lundi 21 mars, lors de la réunion de l’EthiClub Sophia et cet exemple tombe à pic, pour alimenter la réflexion…

Quelle est cette société britannique ? Il s’agit de John Lewis Partnership qui exploite 23 grands magasins, 223 supermarchés et 69 000 salariés au Royaume-Uni. Elle n’est pas côté en Bourse. Les employés sont les actionnaires via un fonctionnement en coopérative de travail, créée au siècle dernier par un visionnaire, John Spedan Lewis.

Discrète, cette coopérative est non seulement très performante, mais elle accrédite la théorie de certains sociologues ou économistes  qui souhaitent  la suppression de la Bourse.

Les PME qui naviguent entre exigence de Développement plus durable, désir d’être un acteur socialement responsable tout en dégageant assez de profit pour se maintenir “à flots”, pourraient s’inspirer de ce modèle.

Une autre voie dans le lent cheminement vers la RSE ?

Philippe Caner

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Retour sur l’EthiCafé du 23 février

En partenariat avec la librairie Quartier Latin, EthiCum  a animé à Nice son 3ème EthiCafé autour du  thème: “Ethique et grande distribution”

Une riche BIBLIOGRAPHIE  est disponible sur le site de Quartier Latin: http://www.quartier-latin.fr/selections.php?oid=6476

Quelques idées forces se sont dégagées:

Parmi les nombreux participants, plusieurs personnes étaient venues témoigner de leur expérience en tant que salarié, partenaire, fournisseur de grandes surfaces commerciales locales. Continuer la lecture

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La norme sur le bien-être existe, mais….

Scoop. La norme sur le bien-être existe.

Pour la déployer en entreprise il faudra cependant repasser car cette norme est destinée au bien-être … des poulets de chair. Regardons de plus près cette initiative louable mais intrigante qui nous ferait presque regretter de ne pas chanter le lever du jour. Le bien-être animal a été défini pour la première fois comme un domaine d’action prioritaire dans le cadre du Plan stratégique de l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale) couvrant la période 2001  –  2005.

Les Pays et Territoires Membres ont donné mandat à l’OIE d’élaborer des recommandations et des lignes directrices sur les pratiques applicables en ce domaine, en réaffirmant que la santé animale est une composante clé du bien-être animal. http://www.oie.int/fr/bien-etre-animal/themes-principaux/

Amis gaulois, proposons donc la conférence mondiale sur le bien-être au travail des humains. Proposons également des normes “régulièrement mises à jour afin de prendre en compte les dernières découvertes scientifiques” concernant:

*la formation (initiale et continue) des managers à la prévention des risques sociaux

l’intégration de la performance sociale dans les objectifs des managers

*le renforcement des moyens mis à disposition de la médecine du travail

*l’application du principe de précaution concernant des techniques de management non validées

Peut-être pourrons nous alors aller au travail en sifflant?

Guillaume Pertinant
Consultant et formateur

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De la franchise à la confiance

La franchise dont il est question ici est le système commercial par lequel un « franchiseur » permet à un « franchisé » d’exploiter une « enseigne commerciale » qu’il a créé et développé, vous savez : Fauchon, Paul, But, Speedy, La Vie Claire, Yves Rocher, Hippopotamus, etc.

La franchise constitue un lieu de prédilection pour l’émergence et la consécration de la notion de confiance.

En matière de franchise, peut-être plus que dans toute autre forme de relations contractuelles échelonnées dans la durée, la confiance joue un rôle central dans la réussite conjointe.

En effet, la convergence d’intérêts et la complémentarité des tâches liées à l’exercice d’une activité en commun sont générateurs de terreaux pour l’éclosion et la germination d’une authentique confiance entre partenaires.

Celle-ci débute le plus souvent par la croyance en un franchiseur, un concept et en son mode de diffusion.

Puis par la suite, elle tend à déplacer son centre de gravité pour puiser sa légitimité dans le comportement même des partenaires.

Or, dans le monde des affaires, la confiance ne se décrète pas spontanément, ni ne se commande. Elle se gagne et se donne. Continuer la lecture

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Je déteste ma banque…….

Je ne sais pas pour vous, mais je déteste ma banque… Depuis 10 ans, mon misérable PEA végète et a même perdu près de 50 % pendant les 3 dernières années.

Pendant ce temps, ses dirigeants -que je ne peux nommer ici- ont fait la “Une ” des médias cet été, en  réalisant des plus values indécentes: par exemple: 175 000 € de gains dans un “aller-retour” d’un jour (en Bourse) grâce à l’efficacité de leurs traders. Mais le misérable péquenot qui laisse ses économies  sur son compte, ne bénéficie pas de cet attentionné service! Continuer la lecture

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EthiCafé nouvelle formule à Nice

En partenariat avec la librairie Quartier Latin, EthiCum  a animé à Nice un EthiCafé nouvelle formule dans un lieu culturel avec un thème central : Moraliser le capitalisme; réunion conviviale ce soir-là autour du beaujolais nouveau.

cafe2Près d’une vingtaine de participants de tous horizons s’étaient donnés rendez-vous pour débattre de cette vaste thématique, bien au-delà du temps prévu tant le sujet prêtait à échanges…Quelques idées forces se sont dégagées:

Le travail est-il une “valeur”?

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